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BLACKRAIN - 30/06/2011






  Petits-cousins putatifs de Mötley et de Wasp, BlackRain gagne haut la main les prix d’excellence et de camaraderie de comptoir. Né début 2006 à Annecy, en Haute Savoie, le groupe compte déjà trois albums à son actif. « BlackRain » (2007) et « License to Thrill » (2008) ont avant tout permis à Swan et sa bande de tourner en France bien sûr, mais aussi aux quatre coins de l’Europe, et même jusqu’au Japon, où ils ont écumé les clubs en tant que tête d’affiche. Le nouvel opus «  Lethal Dose Of… » est l’affirmation de tout le bien que l’on pense de nos glammers depuis des mois et le meilleur moyen pour le Metal made in France d’entamer une nouvelle décennie. Et si la saga reprenait là où plus personne ne l’attend ?
Entretien avec Swan (chant, guitare).

Alice Cooper : BlackRain a fait la première partie d’Alice au Dôme de Marseille. C’était la première fois que l’on jouait sur une scène aussi grosse et devant autant de monde. Cela reste bien sûr un superbe souvenir. Alice nous a reçu un petit quart d’heure après le concert. Il était très détendu. Nous avons pu discuter très simplement avec lui et il nous a donné quelques petits conseils sympas. On se serait cru dans « Wayne’s World ». Je garde également un excellent souvenir de notre concert à la Cigale, en première partie d’Europe, devant un parterre rempli. Lorsque tu passes avant une grosse tête d’affiche, il te faut donner tout ce que tu possèdes comme énergie et puissance. Il faut faire ses preuves, quel que soit le soir et devant n’importe quel public.

Argent : Ca ne m’inspire pas grand chose. Pour moi ce n’est pas un mot qui colle avec la musique. On y pense pas en ce moment puisque le groupe est encore dans une période d’investissement. On ne roule pas sur l’or mais on a de la chance d’avoir un manager qui nous aide en nous donnant les moyens nécessaires pour travailler. Et puis, tu sais le fric, il n’y en a pas beaucoup dans le monde de la musique aujourd’hui.

Black Metal : Les membres du groupe sont fans. J’en ai beaucoup écouté et j’en écoute encore. Matthew, notre bassiste a même joué dans un groupe de Black Metal (Note : Death Code Society) quand on habitait encore la région d’Annecy. C’est une influence que l’on partage tous. J’apprécie particulièrement des groupes comme Emperor et Immortal.

Cocaïne : Un thème traité dans nos chansons. Ce sont parfois des expériences personnelles. Nous n’incitons évidemment personne à en prendre. Je veux simplement écrire des histoires de tous les jours, sans message précis.

Dany Terbèche : Dany est notre producteur-manager. Il avait créé en son temps Enfer Magazine. C’est une chance qu’il revienne dans le business pour s’occuper de nous. Au départ, il nous a aidé à trouver un studio à Paris pour remixer l’album mais la collaboration est désormais plus vaste. Il nous conseille sur la façon de composer, de mixer les chansons, il nous incite à expérimenter de nouveaux instruments... Dany s’investit beaucoup.

Emois musicaux : J’ai été bercé » par les Guns’n Roses, Metallica, Nirvana et Iron Maiden. Ces quatre groupes m’ont donné l’envie d’aller plus loin, de découvrir le Heavy Metal. Ensuite je me suis intéressé au Black Metal et au Thrash en écoutant des formations comme Sepultura ou Panthera. Aujourd’hui, ce sont Mötley Crüe, Cheap Trick et le Glam Rock des années ’80 qui nous inspirent.

France : La scène française est malheureusement très pauvre en matière de rock. Par contre, il y a de bonnes choses au niveau du Metal, je pense notamment à Dagoba et Gojira. Pour ce qui est du rock’n’roll qui se rapproche plus de ce que l’on fait, je ne vois pas de véritable scène. En France on est dans la variété. Pour sortir, il faut un bon management et signer avec une maison de disques qui prenne la peine de faire une promotion efficace et donne des moyens. Nous espérons faire partie d’une nouvelle vague qui rendra sa santé musicale à la France.

Glam Rock : Paradoxalement le Glam est en crise aux Etats-Unis. J’ai pu m’en rendre compte lors d’un récent voyage à Los Angeles. Des groupes phares comme LA Guns et Pretty Boy Floyd se sont produits récemment chez nous dans de très petites salles. L’avenir du Glam se situe aujourd’hui en Europe et plus particulièrement en Scandinavie. La culture rock là-bas est différente. Il y a eu un revival Glam il y a 4-5 ans déjà. Certaines radios ne passent que ce type de musique. Les concerts attirent une foule importante. J’adore aller dans ces pays. « License to Thrill » a d’ailleurs été mixé par Chris Laney (Zan Clan) aux Polar Studios de Stockholm. Nous avons souvent joué avec nos amis de Sister ou Crashdiet et participé à plusieurs festivals. J’espère que l’on pourra faire la même chose en France dans un avenir proche.

Groupies : Voilà qui colle parfaitement avec l’image des groupes Glam des eighties. Cela fait partie de l’esprit rock’n’roll. Nous avons la chance d’être soutenus par les « BlackRain Girlz » qui, je le précise, ne sont pas des groupies mais bien des fans qui veulent montrer au monde qu’elles soutiennent Black Rain. Elle sont très actives sur le web. On trouve aujourd’hui des « BlackRain Girlz » en Suède, en Finlande, en Italie et en Allemagne. Elles prennent ça à cœur. C’est sympa et puis c’est bien d’avoir les filles avec nous.

HellFest : On vient juste d’être confirmé sur la scène principale. Nous passerons après Crucified Barbara. On attend cet événement avec impatience. C’est une première puisque nous n’avons jamais joué dans un festival aussi énorme, en France qui plus est. Je remercie les organisateurs d’avoir pensé à nous. Et puis quel bonheur de jouer le même jour qu’HammerFall, Trust et Scorpions.

Interviews : je réponds aux questions avec plaisir. J’aime ça même si je n’ai pas trop l’habitude. Avant je communiquais surtout par Internet. Les « face à face » avec les journalistes ou les interviews par téléphone c’est vraiment quelque chose de nouveau mais cela fait partie du métier.

Japon : C’était notre première vraie tournée. Un booker nous avait trouvé 20 dates au Japon juste après la sortie du premier album. Au départ nous nous sommes produits devant moins de 10 personnes... Au bout d’un mois, les salles affichaient complet. Au-delà de l’expérience de la vie en tournée, je retiens surtout l’acceuil fantastique que nous avons reçu. Les gens étaient merveilleux. Le groupe a souvent été sollicité par l’étranger pour effectuer des petites tournées. Jouer dans une nouvelle ville tous les soirs, rencontrer de nouveaux visages et faire la fête avec le public, c’est vraiment ce que j’aime par-dessus tout.

Lethal Dose Of… . Un album avec un bon feeling et beaucoup de fun. Comparativement à « Licence to Thrill », il y a eu une très grosse évolution au niveau des compositions, de la structure des morceaux et de la mélodie, de la façon de chanter également. C’est la première fois que nous sommes entrés dans un vrai studio. L’album a tout d’abord été mixé aux Etats-Unis par Beau Hill, l’ingé-son de Ratt, Europe et même d’un album d’Alice Cooper. Le résultat n’était pas satisfaisant mais nous avons eu l’opportunité de le remixer à nouveau dans un excellent studio parisien.
Les retours sont très positifs. Je pense que c’est une chance pour nous de plaire à la presse. Les fans ont apprécié les sept chansons mises en téléchargement sur le site de la radio « Oui FM ». La seule critique négative concerne la production. On doit encore faire des progrès de ce côté-là. Sinon les médias apprécient le CD, ce qui nous encourage et nos conforte dans nos choix. Lethal Dose Of... nous a en tout cas permis de franchir un nouveau pallier.

Mode : C’est quelque chose qui ne m’inspire pas trop. Notre look n’est pas prémédité, on s’habille comme ça dans la vie de tous les jours. C’est vraiment naturel. Chez nous l’attitude et l’apparence ont une place prépondérante. Il n’y a aucun intérêt à arriver sur scène de façon quelconque ou triste. BlackRain est avant tout un groupe coloré.

Politique : Cela ne m’attire pas. Je ne me vois pas m’engager politiquement. Le rock est un rebelle sans cause. Je ne prétends pas faire la leçon aux fans et aux gens qui écoutent notre musique en leur imposant une façon de penser ou d’agir. Ce n’est vraiment pas mon truc.

Shining Down on You : Mon titre préféré de l’album. C’est la première fois que je compose une ballade de ce genre, avec des accords majeurs. Il y a une version alternative sur le CD bonus. C’est une chose que j’aimerai renouveler à l’avenir. On a beaucoup d’idées, on aime travailler les morceaux de façon différente. C’est aussi une des raisons pour laquelle nous allons effectuer une série de sets acoustiques dans les Fnac, en France. Cela nous oblige à retravailler les chansons. Nous avons beaucoup d’idées et nous n’avons pas peur de les utiliser.

Téléchargement : Je trouve tout simplement dommage que la qualité ne soit pas au rendez-vous. En revanche, le téléchargement permet à un groupe de se faire connaître à un plus large public. Et puis sur un CD on n’aime pas forcément toutes les chansons. En téléchargeant, tu peux créer ta propre sélection avec les titres que tu apprécies. La musique est aujourd’hui jetable, interchangeable. Nous sommes dans un siècle de grande consommation. Il faut digérer vite !

Video : On vient juste de boucler le tournage d’ « Overloaded ». C’est notre première vidéo professionnelle car auparavant nous n’en avions pas les moyens. C’est un plus qui ne peut pas faire de mal. Tu ne sais jamais si tu passeras à la TV mais aujourd’hui avec le web ce n’est plus un problème. On peut te voir partout : le Japon, l’Australie, le Brésil… Le clip reste un bon moyen pour se faire connaître.

Philippe
 
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